Quelle place donner à la nature dans une ville intelligente?

Quelle place donner à la nature dans une ville intelligente?

Question posée à Emmanuel François, Smart Buildings Alliance for Smart Cities

« Il faut replacer la nature dans la ville d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique. Quand on sait que les températures devraient augmenter de près de 2 degrés dans les villes européennes d’ici 2050, il est impossible de ne pas anticiper. Les fermes urbaines ou les jardins en profondeur, c’est-à-dire dont les végétaux puisent directement dans la nappe phréatique avec leurs racines, créent une respiration avec le sous-sol et ramènent ainsi de l’air frais et de l’humidité dans les villes.  Ils contribuent également à l’attraction d’un territoire.

Ensuite, à l’ère du numérique, on peut imaginer fédérer des toitures pour y implanter des serres dont la production serait commercialisée en circuit court à travers une plateforme réunissant exploitants et consommateurs. Cela permettrait de remettre en place une économie de proximité qui pourrait se décliner à différents niveaux et aussi de créer du lien social.

Toujours à l’échelle du quartier, il faut réfléchir à avoir un équilibre entre toitures végétalisées et toitures accueillant des panneaux photovoltaïques, mais aussi à installer des réserves d’eau qui serviraient, d’une part, à alimenter les toitures végétalisées et, d’autre part, à prévenir les risques d’inondation en cas d’orages ou de fortes précipitations, qui seront de plus en plus fréquents avec le réchauffement climatique.

Quoi qu’il en soit, cette thématique ne peut être considérée que dans une vision holistique intégrant les dimensions alimentaire, climatique, énergétique, environnementale et sociétale ».

Propos recueillis par Mélanie Trélat pour Neo magazine 

Découvrez l'édition complète Green Building de Neomag sur le lien suivant  https://www.calameo.com/read/0054587691cd3a090bde0 

 

 

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