Comment les serres et jardins urbains contribuent-ils à rendre les bâtiments et les villes plus durables et circulaires?

Comment les serres et jardins urbains contribuent-ils à rendre les bâtiments et les villes plus durables et circulaires ?

Rencontre avec Prof. Haïssam Jijakli, GreenSurf et Université de Liège

« L’urban farming peut prendre des formes très diverses. Il va des jardins potagers communautaires ou familiaux jusqu’à des serres en toiture en passant par des cultures indoor, à l’intérieur des bâtiments.

L’urban farming n’a de sens que s’il s’inscrit dans la durabilité. Ainsi, il offre des bénéfices sociaux tels que l’accès à une nourriture plus équilibrée ou la réinsertion sociale à travers l’apprentissage des métiers horticoles. Il a été prouvé que cultiver son carré potager contribue à un mieux-être physique et mental.

Les bénéfices attribués à l’urban farming sont aussi d’ordre écologique. Les potagers au sol ou en toiture améliorent la biodiversité au sein des villes. Des toitures potagères peuvent diminuer les îlots de chaleur. C’est un modèle d’économie circulaire puisqu’il utilise les ressources de la ville en tant que matières premières. Il en va ainsi des déchets organiques qui sont compostés pour fertiliser le sol, ou encore des ressources non exploitées telles que l’eau de pluie pour arroser les plantes ou l’énergie perdue des bâtiments pour chauffer par exemple les serres en toiture.

Enfin, l’urban farming apporte aussi des plus-values économiques. ´Mettre du vert’ dans les villes augmente la valeur du territoire et des bâtiments. Cela crée également des emplois difficilement délocalisables et contribue au développement d’une économie locale avec une distribution en circuit court ».

 

Dossier complet sur l'Urban Farming et la stratégie luxembourgeoise d'agriculture urbaine dans Neomag #22 https://fr.calameo.com/read/0054587691cd3a090bde0

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